Le délit de solidarité ne peut exister dans une démocratie digne de ce nom!

Lundi 5 août à 4h30, une équipe de 4 militants de « bouge-toît » dans laquelle se trouvait notre camarade communiste, Philippe Galano, a été arrêtée par une patrouille de police. Les quatre femmes et hommes solidaires venaient d’ouvrir des locaux abandonnés, propriété du secours catholique, afin de préparer un logement provisoire (squat) pour abriter des familles de migrants en attente de réponse de l’état sur leur situation. Après une arrestation plutôt stressante et une garde à vue d’une heure, les quatre humanistes ont été relâchés.

Ils seront entendus par la police aujourd’hui mardi 6 aout à partir 14H00 dans les locaux du commissariat de Perpignan avenue de Grande Bretagne. Le procureur décidera ensuite s’ils sont poursuivis ou pas.

Une conférence de presse devait ce tenir en ce  mardi 6 aout à 11H00 sur les lieux de leur arrestation : les locaux désaffectés situés 55, boulevard Felix Mercader à Perpignan.

De tout temps et heureusement se sont levés dans notre pays des gens, des organisations, des syndicats, des associations pour accueillir celles et ceux adultes et enfants dont la vie étaient en danger dans le pays qu’ils fuyaient. En France, la solidarité, induite par les valeurs nationales officielles que sont liberté – égalité – fraternité, ne peut être un délit. Chaque citoyen français a le droit d’être solidaire et on pourrait y ajouter le devoir, quitte à fracturer la serrure d’un immeuble désaffecté, n’appartenant pas à un particulier dans le besoin et ne faisant courir aucun risque aux futurs occupants ou aux voisins.

Nicolas Garcia.

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