Archives pour la catégorie Elections Régionales

Perpignan : « Nuit debout » marque un peu le pas mais son esprit gagne dans la société.

L’ensemble de celles et ceux qui mesurent le mécontentement généré par la situation politique, économique et sociale de la France, aux nombres de personnes présentes sur les places gagnées par la « Nuit debout », se fourrent le doigt dans l’œil. « Nuit debout » est un état d’esprit qui a conquis beaucoup de monde dans la société. C’est une manière différente de faire de la politique, c’est décider en commun d’orientations politiques au sens noble du terme. Pour peu nombreux qu’aient été les participantes et participants, ce samedi soir 23 avril sur la place Rep’ de Perpignan, plein d’autres personnes qui ne se rendent pas sur les places en partagent l’esprit. J’en veux pour preuve ce qui se passe à Elne où après une première réunion avec près de 50 personnes venues de tous horizons, une seconde rencontre (en plein air) sur le parvis de la mairie se construit pour le 17 mai à 20H30. Et nous serons beaucoup plus nombreux à cette « Nuit debout » illibérienne. A noter qu’à Perpignan une dizaine de policiers municipaux sont venus « chercher querelle » aux occupants de la place république sous un prétexte fallacieux. l’un d’entre eux à d’ailleurs « fauché » une poche de craies à un môme de 10 ans tout juste, complètement médusé, qui dessinait gentiment sur la place.

Nicolas Garcia.

 

Jeudi 7 avril, certains travailleurs sociaux du Département ont débrayé.

Leur but, être entendus dans leur souffrance! Ces travailleurs sociaux du Département basés sur l’antenne sociale Saint Martin, traduisent un malaise et un mal être plus profonds et vécus dans toutes les antennes et maisons sociales des PO. En fait, ils réclament de pouvoir travailler normalement et donc d’être remplacés en cas de maladie ou autre indisponibilité. D’autant que leur charge de travail est de plus en plus importante avec la crise dont on sait qu’elle frappe plus ici qu’ailleurs et le recul de services publics comme la CAF, la sécurité sociale, la Carsat, le pôle emploi… qui assument de moins en moins leurs missions faute de moyens financiers et humains donnés par l’Etat. Une délégation du groupe PCF/Front de Gauche composée de Françoise Fiter, Edith Pugnet, Rémi Lacapere et moi même est allé les rencontrer et une intervention auprès de la Présidente est encours.

Nicolas Garcia.

manif des travailleurs sociaux du CD 80416

 

Samedi 20 février à Narbonne : pour que notre région s’appelle Occitanie-Catalogne!

Samedi 20 février, en bordure du Canal du Midi à Narbonne à l’Ostal Occita Narbonés, les associations Pais Nostre et SEM Catalunya Nord avaient convié l’essentiel des forces « catalanistes » et « occitanistes », mais aussi quelques élus de la Région sensibles aux questions de langues, de cultures et d’identités régionales. Objectifs :  débattre du futur nom de la Région et des actions à mener pour convaincre les populations des 13 départements de voter pour celui-ci parmi les 6 ou 7 qui seront proposés par la nouvelle région au cours du référendum par internet que cette dernière va organiser en juin prochain. Il y avait l’audois Patric Roux du Parti Occitan, nouvel élu à la région issu de la liste « Nouveau Monde en Commun », j’étais là aussi, tout comme les représentants de l’ERC, de la CUP, du Casal etc. et Brice Lafontaine, élu à Perpignan et responsable d’Unitat Catalana Il y avait aussi des élus de l’Aude et de l’Hérault. Le nom qui semblait revenir le plus semble être Occitanie-Catalogne, avec quelques variantes possibles Sud-Occitan-Catalan, Pays Occitan et Catalan… Participantes et participants sont convenus, même s’ils n’étaient pas tous d’accord sur le périmètre de l’Occitanie, que Catalogne ou pays catalan devait figurer dans toutes les propositions soumises au choix des habitantes et habitants de la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Préalablement à la réunion un auteur-compositeur occitan et un auteur-compositeur catalan (Pere Figueres) ont chacun interprété une chanson de leur répertoire.

Nicolas Garcia.

reunion nom région Narbonne 200216

Suite aux attentats, l’état d’urgence : sécurité ou propagande?!

Ce n’était pas prévu mais lundi dernier (23 novembre), je suis intervenu en ouverture de la session publique du Conseil Départemental :
Après la minute de silence, la Marseillaise reprise en cœur et le discours de la présidente, au nom du groupe communiste/Front de Gauche, j’ai invité les progressistes de l’Assemblée départementale à une grande vigilance quant aux amalgames entre attentats et Islam ou telle ou telle communauté (les évènements d’Elne nous donnent raison). J’ai alerté nos collègues conseillers départementaux sur de possibles dérives liberticides et les dangers d’utiliser la sécurité comme une arme de tranquillisation à des fins de propagande. J’ai pris l’exemple de samedi 21 novembre où en campagne électorale dans le  Haut Vallespir, nous avons pu constater à la demande d’élus locaux, qu’il n’y avait pas le moindre policier aux passages frontaliers de Coustouges et  Prats-de-Mollo, alors que Perpignan nord voyait une quarantaine de policiers se déployer et tout contrôler pour finalement relever quelques infractions au code de la route. La sécurité ne doit pas se réduire aux espaces où il y a beaucoup de monde (d’électeurs!), mais bien là où il peut y avoir danger. Depuis mon intervention France Bleue Roussillon et la télé ont fait des reportages sur le sujet et la présence policière dans ces lieux est peut effective. Tant mieux si c’est le cas.

Nicolas Garcia.

Le PCF66 réunit plus de 200 personnes à Alénya pour célébrer les 70 ans de la Sécu qui est encore une idée neuve et d’avenir.

« Il fallait oser l’inventer et la mettre en œuvre! » dit dans son exceptionnelle intervention Jean Luc Gibelin (responsable national du PCF et candidat aux régionales) venu animé le débat. « Il fallait oser dire : chacun cotisera selon ses moyens et chacun percevra selon ses besoins! ». Françoise Fiter du PCF66, vice-présidente du Conseil Départemental  mais également candidate aux régionales dans les PO sur la liste « Nouveau Monde en Commun » a ouvert la séance devant au moins 200 personnes parmi lesquelles Agnès Langevine tête de liste aux régionales, Francis Daspe, et David Marais eux aussi candidats de ce rassemblement Rouge, Vert, avec quelques nuances de rose foncé. La soirée se déroule à Alénya dans le magnifique cadre de la salle Oms dans les caves Ecoiffier. De nombreuses idées fuseront dans le débat sur le financement, les dettes du grand patronat, le boulevard qui est ouvert au privé. « Le déficit n’est rien » affirme Jean Luc Gibelin. « Il est agité pour que les populations acceptent de payer plus, d’être moins bien couvert. En réalité le déficit est de 3% de 475 milliards. Environ 20 milliards. » Ça relativise non?! Combien d’entreprises, de foyers, de collectivités, d’associations… vivent avec 3% de déficit…

Après le débat s’en est suivit le buffet dinatoire préparé par l’équipe de Michèle et le spectacle de la compagnie des Barriques, une pièce de Théâtre de Régis Vlachos, mise en scène par François Bourcier, interprétée par Matthieu Hornuss, Jean-Hugues Courtassol et Lucie Jousse.

Du drame historique au drame théâtral. C’est une tension fascinante qui se noue le 27 mai 1943, jour où toutes les organisations de Résistance, les partis politiques et les syndicats se réunirent pour la première et dernière fois dans l’ombre, convoqués par Jean Moulin (Alias Rex) lui même commandé par De Gaulle. C’est l’histoire ou plutôt un point de vue sur la Résistance dans toute sa complexité qui se déploie sous nos yeux : les trahisons et les lâchetés. Même si les clichés ne sont pas évités, si la SFIO pourtant assez effacée durant cette guerre se redore le blason, si des erreurs historiques sont commises sur le droit de vote des femmes, l’écriture du programme du CNR, la date d’entrée des communistes dans la résistance, la pièce est un plaisir d’interprétation et évoque quelques heures cruciales pour notre époque, puisque se met en place le programme du Conseil National de la Résistance : la retraite, la sécurité sociale, les nationalisations… Comme l’affirme la voix off qui conclue la pièce « cette réunion permit qu’à la libération soit mis en place le programme économique et social le plus ambitieux jamais mis en œuvre sans révolution, dans une France dévastée par la guerre et avec un déficit public abyssal. Et aujourd’hui ce ne serait plus possible?! »

Vive la Secu!!!!

Nicolas Garcia