Archives pour la catégorie Maternité Suisse d’Elne

La llum d’Elna, la lumière d’Elne, la Luz d’Elna!

Un film de télévision, primé au festival international de Luchon, en ce début 2017, largement et librement inspiré de l’histoire d’Elisabeth Eidenbenz à la Maternité d’Elna. Assumpta Montella, Serge Barba et moi-même, avons en quelque sorte participé à l’aventure.

www.laluzdeelna.com

Nicolas Garcia.

Un film pour la TV primé au festival international de Luchon.

Le festival de Luchon, présidé par Serge Moati, accrédite chaque année plus de 3.000 professionnels venus du monde entier. Il consacre le travail fait pour la télévision, films de fiction, documentaires, courts-métrages et bien sûr celles et ceux qui travaillent à leur réalisation, acteurs, scénaristes… Le jury du festival qui se déroule la première semaine de février a, entre autres, consacré un film espagnol sur la Maternité d’Elne.  » la Llum d’Elna » a été tourné à Girona et Barcelona durant le premier semestre de 2016. La productrice Myriam Porté et la réalisatrice Sylvia Quer m’ont invité à y figurer, elles ont fait un boulot formidable enfin recompensé.

le Prix du Public de la Meilleure Fiction Espagnole

LA LUZ DE ELNA
Réalisation : Sílvia QUER

Scénario : Margarita MELGAR

Musique : Federico JUSID et Lucio GODOY

Avec Noémie SCHMIDT, Nausicaa BONNIN, Natalia DE MOLINA, Blanca ROMERO, Nora NAVAS

DISTINTO FILMS – TVC (ESP)/ RTS (CHE) / TVE (ESP) / Canal Sur (ESP) / Ceska Televize (CZE) / Rozhlas Televizia (SVK) / Tele 5 (GER)

Un très beau et émouvant récital Juan Francisco Ortiz.

Raconter le parcours de son propre père au travers d’un concert de guitare, voilà qui est déjà exceptionnel mais faire passer son histoire uniquement avec la musique sur laquelle on ne met quasiment jamais de paroles dessus tout en faisant passer l’émotion, c’est encore plus fort. C’est la performance réussie par J. Francisco Ortiz et notamment vendredi 3 février au siège du PCF et du Travailleur Catalan à Perpignan. Son père, un républicain espagnol, un militant, un poète, un rouge,  qui passera des années dans le terrible camp nazi de Mauthausen , qui en réchappera et vivra longtemps pour expliquer et transmettre tout le vécu, en premier lieu à son artiste de fils. Partir d’Andalousie en 1936, faire la guerre d’Espagne, connaître la retirada, les camps français comme celui de Septfons, puis être livré par Pétain pour Mauthausen, sa carrière, ses interminables et douloureuses marches, à jamais immortalisées dans un monument du Père-Lachaise à Paris, et survivre, c’est énorme.

Avec ses doigts glissant sur les six cordes de son arc, tantôt pour des morceaux créés par lui, tantôt pour des partitions écrites par d’autres (leyenda, l’immigrante…) J. F. Ortiz a   ému la centaine de personnes présentes à ce concert qu’il leur offrait à tout point de vue.

Il a aussi touché l’ensemble des communistes en m’offrant pour eux une copie du drapeau de la Républica Espanola, confectionné et caché par le papa du guitariste et ses co-internés, au péril de leur vie, dans le camp. Dépassant leur peur, ils garderont ce drapeau caché durant des années au nez et à la barbe de leur geoliers.

Une très belle soirée en cette période de l’année où s’ouvrent les traditionnelles célébrations du 78e anniversaire de la retirada et le 72e anniversaire de la libération des camps nazis.

Nicolas Garcia

 

Le guitariste J. Francisco Ortiz donne un récital demain vendredi 3 février, 18 h 30, Perpignan, 44, Rte de Prades.

En hommage à son père, déporté à Mauthausen, le guitariste, militant de la mémoire des républicains espagnols, sera, samedi 3 février, dans les locaux du Travailleur Catalan et du PCF, qui petit à petit deviennent un lieu incontournable de rencontres culturelles, à 250 mètres du centre du monde.
En 2015, la guitare de ce Perpignanais a vibré dans le camp d’extermination de Mauthausen pour le 70e anniversaire de sa libération. Juan Francisco Ortiz offrait ce concert en hommage à son père (décédé en juillet 2013) et à ses camarades. Au cours de ce récital, Juan Francisco Ortiz a remis au mémorial du camp quelques objets fabriqués en ce lieu et ramenés par son père à la libération en mai 1945. Parmi ces objets, un drapeau républicain fabriqué dans le camp en 1942 par son père et ses camarades. C’est autour de l’histoire de ce drapeau, véritable relique de la déportation, que Juan Francisco Ortiz fera vibrer sa guitare samedi 3 février à 18 h 30 à Perpignan au 44, route de Prades. Venez nombreux en ce mois de février 2017, 78e anniversaire de la « Retirada » et 72e anniversaire de la libération des camps d’extermination nazis.

Nicolas Garcia.

J. Francisco Ortiz offre le drapeau de la Republica, confectionné par son père et les camarades de celui-ci dans le camp de Mauthausen au péril de leurs vies.