Archives pour la catégorie Elections Régionales

Nom de la région : La commune d’Elne ne soutient pas le recours et propose Pyrénées-Méditerranée.

Combien y avait-il d’illibériennes et d’illibériens à la grande manifestation du 10 septembre pour dire oui à « Occitanie-Pays Catalan » ou « Oui au Pays Catalan », qui a réuni entre 10 et 15000 personnes à Perpinyà. Beaucoup certainement et beaucoup d’autres y étaient par procuration. La majorité municipale d’Elne semble ne pas les avoir entendu. En effet, le conseil municipal de la ville d’Elne se réunira demain mercredi 14 septembre, le point numéro 29 de l’ordre du jour concerne le sujet du nom de la région. La proposition du maire (voir photo ci-dessous) est surréaliste, totalement en décalage avec l’actualité. En effet la motion que le maire propose au conseil municipal précise bien que la commune placera des panneaux en entrée de ville où figurera « Pays Catalan », mais la motion ne soutient pas le recours citoyen au Conseil d’Etat pour que la région s’appelle « Occitanie-Pays Catalan ». Il y a pire, la délibération propose que la région s’appelle « Pyrénées-Méditerranée ». Au delà de l’ânerie que cela représente, voilà un nouveau témoignage de l’incompétence des élus de la majorité municipale d’Elne qui n’ont même pas vu que ce débat n’est, de fait, plus d’actualité. En effet, c’est entre Occitanie ou Occitanie-Pays Catalan que cela se jouent maintenant.

Me concernant et concernant le groupe d’opposition que j’anime, nous proposerons demain soir au conseil municipal une délibération soutenant le recours citoyen pour que la région s’appelle « Occitanie-Pays Catalan » et affirmant clairement que la commune d’Elne souhaite que la région se nomme « Occitanie – Pays Catalan ». Concernant les panneaux de signalisation nous ne sommes pas contre Pays Catalan, mais Occitanie-Pays Catalan en bilingue serait pas mal aussi.

Nicolas Garcia.

Photo du point 29 de l'ordre du jour du conseil municial d'Elne qui se réuni le mercredi 14 septembre 2016
Photo du point 29 de l’ordre du jour du conseil municipal d’Elne qui se réunit le mercredi 14 septembre 2016.

A ce jour le PCF66 est le seul parti (non catalaniste) à appeler à la manif du 10 septembre pour « Occitanie- Pays Catalan ».

Officiellement le PCF66 appelle ces militantes et militants, sympathisants, électrices et électeurs à participer à la manifestation du 10 septembre – Place de Catalogne – Perpinyà-15H00.

Rendez-vous pour « défiler ensemble » à 14H30 devant la Banque Populaire de Boulevard Clémenceau. Emmener vos drapeaux, badges et autres autocollants…

Nicolas Garcia.

article indep sur manif du 100916

La Porta dels Països Catalans rendez-vous de l’ANC.

L’Assemblée Nationale Catalane (Assemblea Nacional Catalana) et son coordinateur départemental Hervé Pi organisaient à la Porta dels Països Catalans de Salses, la traditionnelle journée de préparation et de mobilisation à la Diada (fête nationale catalane du 11 septembre). Si l’an dernier la journée qui avait eu lieu à Céret connut un bon succès, cette année la réussite n’a pas été complètement au rendez-vous. Toutefois une cinquantaine de personnes, dont 3 sénateurs membres de l’ERC, venus du sud, des militantes et des militants, j’étais aussi présent pour faire pinya… ont grimpé sur le promontoire où fut érigé le monument matérialisant la Porta dels Països Catalans et où les Castellers del Riberal ont formé un « pilar ». Puis c’est sur la place du village de Salses que débats et festivités ont continué. Cette année particulièrement, dans le cadre du débat sur le nom de la région, il était important pour Hervé Pi et l’ANC de rappeler où commençait les Pays Catalan, en l’occurrence à Salses. Enfin les catalans du Nord qui participeront à la Diada le 11 septembre, fête nationale des catalans transformée depuis quelques années en journée de lutte pour l’indépendance, sont invités à se rendre à Salt, près de Girona. La Diada cette année est éclatée en quatre grands rassemblements Barcelona, Lleida, Tarragona, Salt.

Nicolas Garcia.

Image panoramique de la Porta dels Països Catalans.
Image panoramique de la Porta dels Països Catalans.

Manifestation unitaire du 10 septembre à Perpignan pour Occitanie-Pays Catalan.

Le Conseil Départemental du PCF66 réuni le 24 aout appelle à manifester le 10 septembre à Perpignan, 15H00 place Catalogne afin d’exiger que « Pays Catalan » soit associé à « Occitanie » dans le nom officiel de la région.

Historiquement, culturellement, géographiquement c’est le plus juste. Oui, notre département c’est le Pays Catalan dans une République Française renouvelée qui fait de sa diversité culturelle et linguistique un atout! Il ne faut pas ajouter aux frustrations sociales d’autres frustrations. Cependant les communistes du département sont conscients que la réforme territoriale, qui a engendré, entre autres, d’énormes régions concentrant de superpouvoirs, est responsable de cette situation. Elle met en danger l’existence même des départements, de leurs compétences historiques, ce qui serait tout autant une atteinte à notre spécificité catalane. Enfin notre patrimoine culturel passe aussi par le respect des valeurs qui identifient notre Pays Catalan, comme la tolérance, l’ouverture… incompatible avec les idées d’extrême droite et un poids électoral important de cette dernière. Enfin préserver notre catalanité c’est promouvoir l’emploi dans les PO, développer notre économie, nos services publics (rail, santé, énergie, douanes…), notre protection sociale, notre agriculture, notre environnement, tant en plaine qu’en moyenne ou haute montagne. La présence du PCF 66 à la manifestation du 10 septembre portera ces exigences.

Françoise Fiter, Patrick Cases et Nicolas Garcia ne seront pas présents dans les PO le 10 septembre. En effet leurs responsabilités les amènent ce même week-end à « la fête de l’Huma » à Paris, de nombreux militants et élus communistes s’y rendent chaque année.

appel manif SEM 10092016

manif oui au pays catalan 180616.

Occupation de l’ancienne gendarmerie d’Elne : le maire durcit le ton sans raison.

Dans l’Indépendant du vendredi 26 aout, le maire d’Elne au lieu de contribuer à résoudre le problème posé par l’occupation pacifique de l’ancienne gendarmerie d’Elne, cherche la polémique avec une partie de son opposition dont je suis le chef de file. Comme il nous prend à partie alors que nous n’avons pas communiqué en tant que tel dans l’Indépendant, nous avons décidé de proposer au quotidien d’ici la réponse suivante:

Une nouvelle fois la majorité municipale et son maire se trompent d’adversaires et de sujet en utilisant la contre vérité, ce qui finit par lasser les Illibériens même s’ils y sont maintenant habitués. D’une manière incompréhensible, alors qu’il devrait essayer de résoudre le problème posé par l’occupation de l’ancienne gendarmerie, il cherche la polémique avec son opposition. Dès qu’un problème surgit dans la commune on accuse l’ancien maire, cela en devient risible ! Dans le cas de l’occupation de l’ancienne gendarmerie d’Elne la vérité est simple et vérifiable sur place (photos des occupants à l’appui) : le bâtiment ne disposait pas de l’électricité mais contrairement à ce que prétend le premier magistrat de la commune, l’eau a été coupée et tous les accès au site ont été soudés sur ordre et par la municipalité au mépris de toutes valeurs d’humanité et des règles d’hygiène, de salubrité et de sécurité incombant pourtant au maire.

Cette occupation soulève deux questions : le manque de logements (5000 dans les PO) et la réaction disproportionnée, à la limite de la légalité, de la ville. Les occupants de l’ancienne gendarmerie d’Elne, rappelons-le, souhaitent payer loyer et charges correspondants à leur situation familiale et sociale. Ils ont choisi l’occupation provisoire pour dénoncer un problème qui dépasse leur propre situation. Cette forme d’action non violente, qui ne lèse ni ne vole personne, est le seul moyen dont ils disposent. En revanche dans un État de droit et une démocratie, les mairies et autres collectivités ont des moyens légaux à leur disposition qui permettent d’éviter l’escalade, la pression… Elles peuvent par exemple saisir la justice en référé et, très rapidement, le juge rend son verdict. D’ailleurs on peut se demander si contrairement aux occupants, persuadés d’être dans leur bon droit, les pouvoirs publics ne craignent pas finalement la réponse du juge. La déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, que la France a fait sienne, ne prévoit-elle pas le droit au logement pour tous ?

Nicolas Garcia.

Article Barniol sur occupation ancienne gendarmerie.