Archives pour la catégorie Elections Régionales

Militantes et militants communistes à fond dans la dernière ligne droite pour faire élire Jean Luc Mélenchon.

A l’heure où tous les défenseurs du système libéral, des forces de l’argent, de la bourgeoisie, paniquent et montent au créneau contre notre candidat, comme par exemple François Hollande. A l’heure ou Macron, Fillon, Le Pen, traitent Mélenchon de candidat communiste ou taxent son programme de communiste (ce qui est en partie vrai). Les militantes et militants communistes – Front de Gauche redoublent de présence sur le terrain, pour faire passer à JL Mélenchon le cap du premier tour de la présidentielle et à montrer que nos candidats aux législatives sont les mieux placés pour gagner des députés qui demain défendront à l’Assemblée nationale le programme de notre candidat. Sur le quai Vauban de Perpignan (12 avril), commune de Villeneuve de la Raho (11 avril), commune d’Ortaffa (12 avril).

Nicolas Garcia.

Cela se passe en Catalogne, en Turquie, bref en Europe, avec complicité et silence de nos autorités.

Erdogan, le dictateur en herbe de Turquie a fait arrêter des élus et dirigeants du Parti démocratique des peuples (HDP), principal parti pro-kurde de Turquie. Après des journalistes, des syndicalistes, des fonctionnaires, des opposants politiques… Erdogan emprisonne celles et ceux qui ne pensent pas comme lui. L’Europe se tait, la France se tait, à l’exception bien évidemment des communistes et des progressistes européens et français. A Paris des milliers de manifestants ont défilé́ derrière des banderoles clamant « Stop Erdogan, touchez pas à nos élus», ou encore «La Turquie bombarde, l’Europe reste silencieuse ». Des manifestations ont également eu lieu à Marseille et Rennes, ainsi qu’en  Allemagne, qui abrite la plus importante communauté́ kurde d’Europe. Les co-présidents du HDP, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, une dizaine d’autres députés ont été arrêtés par les autorités turques, et neuf responsables et journalistes du principal quotidien d’opposition turc, Cumhuriyet, ont été placés en détention préventive. L’armée turque a par ailleurs récemment bombardé des positions tenues en Syrie par les milices kurdes syriennes, faisant des centaines de morts. Cela se passe en Europe et en tout cas aux portes de l’Europe, dans un pays que d’aucuns envisageaient de faire entrer dans l’Union Européenne. Ces graves dénis de démocratie, ce peuple que l’on assassine, ne semblent pas inquiéter outre mesure ces grands démocrates qui dirigent l’Europe, incessants donneurs de leçons démocratiques et républicaines à la terre entière.

Il y a d’autres pays de l’UE où la démocratie est fortement malmenée, même si c’est moins gravement et moins violemment qu’en Turquie. L’Espagne toute proche, bien couvée et protégée par les dirigeants français et européens viole des droits élémentaires. Exemple, pour avoir organisé un référendum sur l’avenir de la Catalogne, la Présidente du parlement de la Generalitat de Catalunya (Carme Forcadell), un ancien président de la Generalitat (Arthur Mas),  un ancien ministre Francesc Homs, sont poursuivis par la justice espagnole et risquent 10 ans d’inéligibilité, de suspension des droits civiques et familiaux, une forte amande et même de la prison avec sursis. Par ailleurs la maire de la commune de Berga (patrie de Lluis Llach) a été arrêtée, interrogée puis poursuivie pour avoir accroché et refusé de l’enlever ensuite une « Estelada », drapeau de l’indépendantisme catalan, au fronton de sa mairie. Imaginez le président de l’Assemblée Corse poursuivi pour les mêmes raisons ! Et bien la France et l’Europe, si promptes à donner des leçons de démocratie, de liberté… restent muettes face à ces attaques graves contre la démocratie et la liberté d’expression.

Nicolas Garcia.

Le journal officiel publie, ce 29 septembre, le décret qui donne « Occitanie » comme nom pour la région, mais rien n’est joué!

La décret du Premier Ministre validant le nom exclusif d’ »Occitanie » pour désigner notre région provoque une grande et légitime colère dans le département. Toutefois elle ne doit surtout pas entrainer résignation et renoncement. Rien n’est joué, rien n’est perdu ! Nous qui menons la bataille depuis le début pour « Occitanie-Pays Catalan », ne sommes pas pris au dépourvu. En effet, si nous aurions préféré que Carole Delga recule, il était malgré tout prévisible que le premier ministre valide « Occitanie ». C’est à partir de ce jour et de cette décision que le recours citoyen va être introduit auprès du Conseil d’Etat et, pour ainsi dire, que tout commence. Plus que jamais c’est maintenant qu’il faut faire du bruit, se bouger : mairies, Département, citoyens, associations, partis politiques, élus… doivent faire flèche de tout bois pour appuyer ce recours (manifestations, courriers, délibérations…) et montrer l’injustice que constitue pour notre département et sa population le fait que sa langue, sa culture, son histoire ne soit pas mise en avant dans le nom de la région aux côté de celui qui identifie, l’autre langue, l’autre culture, l’autre histoire de la Région.

Nicolas Garcia.

Autour de 10000 catalans s'étaient retrouvés à Perpinyà le 11 septembre pour demander que le nom de la région associe Occitanie et Pays Catalan.
Autour de 10000 catalans s’étaient retrouvés à Perpinyà le 11 septembre pour demander que le nom de la région associe Occitanie et Pays Catalan.

Vendredi 23 septembre lancement de l’office public de la langue et de la culture catalane.

La création de l’office public de la langue et de la culture catalane correspond à une promesse faite par la gauche rassemblée au second tour de l’élection régionale derrière Carole Delga, elle était incontournable et indispensable. Son lancement demain vendredi 23 septembre à l’Université de Perpignan ne saurait toutefois compenser le fait que la région ne doit pas s’appeler « Occitanie« , mais « Occitanie-Pays Catalan« . La précipitation de cette réunion, due à la mobilisation des catalanes et catalans de cœur, de naissance ou d’adoption pour le nom, est une bonne chose mais elle n’est, ni le lot de consolation, ni la monnaie d’échange. Des offices publics existent déjà pour le Basque, l’occitan, le breton… L’affaire du refus d’associer Pays Catalan à Occitanie, a créé un climat délétère entre la présidence de la Région et le Pays Catalan (Population, mairies, Département…), mais la manière dont sera « montée » cet office peut changer les choses. On peut toutefois craindre le pire quand on voit comment c’est passé ce lancement, « mal trot ten la mula » comme on dit en Pays Catalan. Il semblerait que pour Carole Delga, la volonté soit de créer un office public régional de la langue et de la culture catalane, si on en croit l’annonce faite dans la presse locale et la façon dont la première réunion a été organisée. Pourtant cette volonté hégémonique n’a aucune raison d’être en ce qui concerne la langue et la culture catalane. Le catalan ne concernant directement qu’un seul département de la région (le notre), les politiques concernant la langue, la culture, la création, l’économie, la territorialité doivent être décidées et partagées avec les acteurs sociaux, économiques et citoyens du Pays Catalan, il ne peut en être autrement. Cet office ne doit pas être régional mais office public tout court avec présidence, financement, décisions, animation  partagés. D’ailleurs au vu de ce qui vient de se passer, il n’est pas sûr que les catalans acceptent quelque chose qui pourrait ressembler à une « soumission » à l’Occitanie. Comme au Pays Basque, où je suis allé 3 jours à la rencontre des acteurs de l’office public de la langue Basque, il faut un GIP (Groupement d’Intérêt Public), qui permet une intervention de la Region, de l’Etat, du Departement à parts égales. La question de la co-présidence, de la co-décision est une question préalable et son refus devrait être rédhibitoire.
De même, il faut peut être accepter que dans un premier temps l’office soit moins doté financièrement, pour que le Département puisse « suivre » et que l’Etat participe. Le fait d’être plus « riche » ne peut pour la région être nouvelle source d’hégémonie. Il faut un COPIL (comité de Pilotage) et un Conseil d’Administration, co présidés par la région, le Departement et l’Etat s’il le souhaite. A un autre niveau, avec une participation financiere différente le SYOCAT, la Communauté d’Agglo… peuvent être membres du bureau, puis à titre technique et scientifique, sans participation financiere, des grosses structures comme ARRELS, Omnium, Applec, Institut Franco Catalan…
Afin que l’action de l’office ne concerne pas que le « folklorique » (les communes et autres EPCI peuvent se charger de cette dimension), il convient que celui-ci ait une dimension scientifique et éducative portée par un conseil scientifique et pédagogique dans lequel pourraient participer (entre autres) des universitaires et notamment ceux l’IFCT (Institut Franco-Catalan Transfrontalier). Par ailleurs l’IFCT, lieu situé dans l’Université de Perpignan, dont la construction a été largement financée par le Conseil Départemental, serait lui-même un lieu et une structure idoines pour accueillir l’Office public pour la langue catalane. Il sera en en effet compliqué que le siège de l’office se retrouve à la maison de la région. Il pourrait à la limite trouver son siège à la maison de la catalanité du Département.
Nicolas Garcia.

Nom de la région : Il n’est pas juste d’envoyer la patate chaude au département.

La question du nom du département n’est pas le débat d’actualité. La préoccupation des habitantes et habitants du département sur le sujet, est le nom de la région et, en la matière, rien n’est encore joué. On en a vu d’autres ! Fuir ce débat pour en ouvrir un autre n’est pas correct ! Certes personne ne nie que le nom du département (si celui-ci existe encore dans 6 ans) doivent faire l’objet d’une réflexion, mais pas en remettant le couvercle sur celui de la région. Il est surprenant de voir Agnes Langevine, avec laquelle je conduisais la liste Nouveau Monde en Commun dans les PO et avec laquelle nous portions la proposition Occitanie-Catalogne, abandonner aussi vite ce combat à la Région et envoyer maintenant la « patate chaude » au Département sur son propre nom, c’est coquin et politicien ! Celles et ceux qui tombent dans ce piège font le jeu des adversaires d’Occitanie-Pays Catalan comme nom pour la région. Le 23 septembre la première réunion de lancement de l’office public de la langue et la culture catalane aura lieu à Perpignan. On ne peut que s’en féliciter, même si cela était prévu et incontournable, on peut déjà mettre cette rapide première réunion sur le compte de la mobilisation des catalans. Mais attention la création de l’office public ne peut se substituer au fait que Pays Catalan doit figurer au nom de la région. La création de l’office ne peut pas se faire dans un esprit d’hégémonie régionale. Ce qui implique comme au Pays Basque : coprésidence, codécision, cofinancement entre Région, Département, État et à un niveau différent d’autres collectivités et association.

Nicolas Garcia.

Autour de 10000 catalans s'étaient retrouvés à Perpinyà le 11 septembre pour demander que le nom de la région associe Occitanie et Pays Catalan.
Autour de 10000 catalans s’étaient retrouvés à Perpinyà le 11 septembre pour demander que le nom de la région associe Occitanie et Pays Catalan.