La catalogne nord se mobilise pour que la Ligne Grande Vitesse arrive vite à Perpignan.

Belle mobilisation politique et institutionnelle (citoyenne c’est encore autre chose) à Perpignan, mercredi 29 novembre. Au Palais des Congrès de Perpignan, ils étaient plus de 500 à participer à la mobilisation, façon grand show, convoquée par la Région. Peu de citoyens, mis à part quelques représentants d’usagers dont ceux du Train Jaune Monique Guerrero et Georges Bartoli), quelques syndicalistes comme le délégué régional des cheminots CGT Eric Bringuié, beaucoup d’élus et ex élus, chefs d’entreprises et personnalités diverses du monde sportif, universitaire… Un petit regret peut être c’est que la présence à la tribune de quelqu’un comme Ada Colau, maire de Barcelone, aurait pu donner une dimension plus transfrontalière et donc plus forte à cette légitime revendication. Tous présents, tous unis donc pour réclamer l’arriver de la LGV dans notre région qui en est dépourvue au moins dans le triangle Toulouse – Montpellier – Perpignan. Tous unis, tous présents, pour aussi faire oublier que depuis 1981, rien ou pas grand chose n’a été fait au plus haut niveau de l’Etat pour que Perpignan voit arriver le TGV depuis Toulouse et depuis Perpignan ou même pour que celui-ci aillent aussi de Nimes à Bordeaux ou de bordeaux à Barcelone. Certes des choses ont été engagées par les présidents de régions (comme Christian Bourquin), de départements, voire de Mairie comme Narbonne ou Perpignan, mais le moins que l’on puisse dire c’est que leurs amis qui siégeaient à tour de rôle à l’Elysée et à Matignon n’ont guère été attentifs à leur revendication, au mieux ils se sont hâtés lentement. Mais bon, même s’il fallait que cela soit dit, le plus important c’est qu’aujourd’hui tout le monde soit là! La Région et les départements mettent de gros moyens pour convaincre E. Macron que les trains du quotidien ne peuvent bien marcher que de pair avec la grande vitesse (LGV). En effet il ne peut y avoir d’opposition entre le TGV et les Trains Express Régionaux, entre le TGV et les trains de nuit, entre le TGV et les trains qui alimentent ou pourraient alimenter la périphérie des agglomérations ou les cantons plus lointains comme chez nous, le Conflent et la Cerdagne, la Cote Vermeille, le Vallespir ou les Fenouillèdes.

Nicolas Garcia.

 

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