Catalogne, la décision de la justice Allemande conforte Carles Puigdemont.

Le président légitime de la Generalitat de Catalunya n’est pas encore extradé, loin s’en faut. Certains s’en sont rapidement réjouis, mais ils pourraient vite déchanter.

Vu d’ici cela est difficile à comprendre, mais le fait que la justice allemande se dise prête à livrer Carles Puigdemont aux autorités espagnoles sous le seul délit de détournement de fonds publics au profit de l’organisation du référendum, plombe totalement l’action de son homologue ibère. En refusant le délit de sédition, rébellion et haute trahison, elle « tue » toute l’action du juge suprême espagnol Llarena. Pour s’en convaincre, il suffisait de lire la presse ibérique du vendredi 13 juillet, pas un seul journal pour se réjouir de l’extradition de Puigdemont, et pour cause, l’extradition est plus qu’incertaine! Au contraire la presse d’Ibérie, toujours très « espagnolistes » ne peut titrer autre chose que : « Llarena a perdu la bataille », « Puigdemont remporte une victoire juridique sur Llarena » ou, plus édifiant encore, « La justice allemande libère Puigdemont du délit de rébellion! ». J’en passe et des meilleurs! Pour maintenir le délit de sédition, rébellion et haute trahison, le juge espagnol doit retirer son mandat d’arrêt international. Il se contentera du plaisir de maintenir « un statut d’exilé à vie » au Président de la Generalitat. Maigre consolation! En revanche, s’il veut le faire extrader, il devra se satisfaire du délit de malversation et détournement de fond publics pour l’organisation du référendum du 1er Octobre 2017. Du coup, il démentirait Cristobal Montoro, ministre du budget du gouvernement précédent dirigé par Rajoy. Ce ministre avec l’application de l’article 155 de la constitution espagnole a pu sans entrave contrôler les comptes du gouvernement catalan. Ors tout le monde l’a vu et entendu affirmer, sans sourciller, en conférence de presse, que pas un centime d’argent public du budget de la Generalitat de Catalunya n’a servi au financement de l’organisation du référendum. Nul doute que cette affirmation publique, à elle seule, permettra aux avocats de Puigdemont d’obtenir sinon un non-lieu, au moins un acquittement, pour leur client en cas de procès.

Le juge du Tribunal suprême espagnol coincé!

En vérité comme le dit la presse espagnole, le juge Llarena est coincé et le plus probable est qu’il soit amené à renoncer au mandat d’arrêt international contre Carles Puigdemont pour ne pas manger son chapeau sur le délit de rébellion, sédition et haute trahison. Dans le cas contraire, il serait, dans un premier temps, obligé de relâcher les 9 prisonniers politiques catalans qui dorment encore dans des prisons, désormais catalanes. Le matin du 13 juillet, plein d’aplomb et de confiance, Carles Puigdemont s’appuyant sur la décision des justices allemande et Belge, se disant assuré des futures décisions identiques  des juges écossais et suisses, a exigé, devant les journalistes, la libération immédiate de ses ex-ministres et colistiers emprisonnés : « Je demande fermement et solennellement à la justice espagnole de ne pas garder une minute de plus les prisonniers politiques catalans en prison » a communiqué Carles Puigdemont.

Nicolas Garcia.

C Puigdemont dit bonjour depuis Berlin à l’ALC de Perpignan 20518
Prisonniers et exilés politiques catalanes et catalans.

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