Après la sentence contre les responsables politiques et associatifs catalans : révolte, tristesse, inquiétude!

A l’annonce de la sentence entre 9 et 13 ans de prison pour les responsables politiques et associatifs catalans qui n’auraient même pas dû être jugés dans une démocratie digne de ce nom, trois sentiments m’animent :

Révolte : comme responsable politique et élu, comme communiste ne pouvant accepter que l’on juge des militants politiques et associatifs, des élus du peuple, pour avoir fait vivre pacifiquement leurs engagements et le mandat reçu du suffrage universel en l’occurrence pour avoir permis et soutenu l’organisation d’un référendum sur la création, ou non, d’une république catalane indépendante de L’état Espagnol et ensuite, au vu des résultats, de l’avoir logiciellement proclamée pour quelques minutes avant de la suspendre pour négocier avec L’État Espagnol.

Tristesse : pour mes frères et cousins catalans (au propre comme au figuré) poussés vers le conflit, la division, les frustrations, la répression… niés dans leur choix de décider eux même du futur de leur territoire, de leur pays.

Inquiétude : parce malgré le grand pacifisme qui a prévalu jusqu’à présent côté catalan, malgré les appels incessants à la non violence venant de tous les dirigeants catalans favorables à l’autodétermination, je crains que les provocations incessantes des autorités policières et judiciaires espagnoles, l’irresponsabilité de la justice et de l’Etat espagnols, mais aussi le silence complice de l’Europe et d’Etats comme la France, ne finissent par mettre le feu aux poudres dans le pays qui nous est géographiquement et sans doute affectivement le plus proche.

Aucun démocrate, aucun républicain, ne peut accepter le procès et à fortiori les sanctions démesurées. Ce procès ne peut qu’être annulé et j’invite à manifester pacifiquement, sans aucune violence, en Catalogne sud et nord, pour la liberté, la démocratie et l’émergence d’une solution politique à un problème politique

Nicolas Garcia.

Manifestation le 14 octobre 2019 – Place Sant Jaume à Barcelone – devant le Palais de la Generalitat de Catalunya et la mairie de Barcelone
Images des mobilisations dans les principales villes de Catalogne le 141019 après l’annonce de la sentence.

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