Alliance pour les Libertés en Catalogne (ALC) est née le 2 mai 2018, avec la « bénédiction » de Carles Puigdemont.

Nous étions quelques 150 dans une salle du Castillet située en centre ville, citoyens lambda ou personnalités un peu plus connues (Renée Soum, Pere Manzanares, Robert Marti, Hermeline Malherbe, Françoise Fiter, Nicolas Garcia membre du bureau, Marie Pierre Sadourny membre du bureau, Pierre Becque, Jean Paul Alduy, Jaume Roure…). Tous venus assister à la naissance de l’Alliance pour les Libertés en Catalogne (ALC) « une idée qui a germé dans ma tête un jour à 4 heures du matin, après la conférence de presse du Département et le manifeste signé par 28 maires des PO »  expliquera l’ex députée socialiste qui a dépassé quelques problèmes de santé pour participer au premier pas de son bébé. Pere Manzanares (vice président d’Omnyum Catalunya Nord) auquel l’ancienne élue a confié la présidence est plus précis sur le cadre qu’il convient de donner à l’ALC : l’Alliance ne vient se substituer à rien de ce qui existe, ni à rien de ce qui a été fait jusqu’à présent, ni aux Comités de Défense de la République (CDR), ni au travail remarquable du « Comité de Solidaritat Catalana » cher à Hervé Pi, Francis Billoch, Pierre Becque et d’autres… comme moi. D’ailleurs dans le débat, j’ai proposé une rencontre officielle de l’ALC avec les organisations existantes dans les PO. Pour Manzanares l’Alliance doit fédérer au plan de l’état français « quelqu’un qui veut faire quelque chose à Mulhouse ou Clermont-Ferrand doit trouver un référent pour agir notre nouvelle association doit jouer ce rôle. » L’orateur fait défilé sur l’écran une première liste de pétitionnaires, pour les libertés en catalogne avec 155 noms : « nous voulons arriver à 155 listes de 155 noms! » le cap est fixé et le symbole est fort. Une surprise attend les participants, sur l’écran apparaît le président de la Generalitat exilé. Carles Puigdemont depuis Berlin où la justice allemande l’oblige à demeurer salue la naissance de l’Alliance pour les libertés en Catalogne et plus largement remercie tout le travail fait par les « frères catalans du nord » qu’il espère remercier de vive voix très bientôt pour l’ex journaliste de Girona devenu Président : « si on laisse faire ces atteintes aux libertés et à la démocratie commise par l’Etat Espagnol en Catalogne, c’est dans toute l’Europe que les libertés seront menacées. » Le débat s’est ensuite engagé et les propositions d’action ont fusé. Hermeline Malherbe a rappelé l’engagement du Département depuis le 26 septembre, avant le référendum du 1er Octobre, et annonce une demande de rendez-vous avec le consul Espagnol à Perpignan pour lui signifier le mécontentement des catalans du nord et de leurs représentants, un rassemblement au Perthus a été aussi proposé avec une distribution de « tracts » expliquant aux automobilistes qu’ils entrent dans un pays qui ne respecte, ni la démocratie, ni la liberté, ni les droits fondamentaux…

Nicolas Garcia.

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