A l’occasion de ses voeux la fédération du PCF66 lance « un autre débat national! »

Plus de 100 militantes et militants du PCF d’aqui, ont répondu présent à l’invitation de leur direction départementale pour la traditionnelle cérémonie des vœux à Perpignan  44, route de Prades. En ce mardi 29 janvier, Léa Tytéca présentait également les vœux des jeunes communistes des PO. L’occasion pour moi, avant de prononcer les éternels souhaits de santé, bonheur et réussites multiples, de faire le tour d’une riche et inquiétante actualité et de présenter Laetitia Maure (2ème en partant de la gauche sur la photo), candidate de notre département sur la liste conduite par Ian Brossat aux élections européennes.

Léa Tytéca (au centre de la photo) présente les vœux des jeunes communistes. Laetitia Mauré (2ème en partant de la gauche) sera la candidate catalane sur la liste aux européennes conduite par Ian Brossat (PCF)

Macron nous proposait un nouveau monde mais « celui qu’il met en place est aussi vieux que les pierre à feux ». Tout pour les riches, nombre de milliardaires en hausse, France championne d’Europe des dividendes… « Si c’est cela la modernité, alors vivement un retour au monde qui inventa les congés payés, la sécurité sociale, les retraites, la semaine de 40 heures puis de 35 heures, le droit des votes des femmes, les services publics… »  Dans mon discours, j’ai développé quelques propositions portées par le PCF dont presque toutes convergent avec celles des gilets jaunes : « partage des richesses, augmentation du pouvoir d’achat, gratuité des transports, création de centres de santé, développement des services publics, mobilisation des 9 milliards d’épargne plus ou moins populaire entassée dans les banques des PO. » Evidemment, je n’ai pas oublié d’en appeler entre autres choses à la lutte contre l’évasion fiscale et globalement à la construction d’une alternative à la politique de Macron dont la gauche ne peut être absente. Les communistes invitent à une révolution démocratique en donnant plus de pouvoir aux citoyens dans la société et aux salariés dans les entreprises. J’ai annoncé partout dans le département la tenue d’un contre débat national que nous appelons « un autre débat national ». Nous voulons l’organiser avec plein d’autres, car nous rejetons « les débats Macron » phagocytés, contrôlés, orientés… C’est le cas à Elne où le 21 février à 18H30, les communistes mettent à disposition la salle Bolte pour l’organisation « d’un autre débat national » et, qui voudra s’en occuper avec nous sera le bienvenu. Quand les gens seront réunis dans la salle nous choisirons ensemble, si besoin par un vote, le président, le ou les secrétaires de séances, le temps de parole de chacun. Un débat certes sans tabous, mais porteur de tous les espoirs et ouvert à tous les possibles! Pour terminer, en lien avec le 80ème anniversaire de la Retirada, j’ai évoqué la situation des migrants. « Partisans d’une France de l’hospitalité et d’une Europe de la solidarité, nous ne faiblirons pas dans notre engagement pour l’ouverture de voies légales et sécurisées garantissant l’accueil digne et fraternel de ceux qui fuient les guerres, les violences, la misère, le fascisme. Comme l’avait fait nos prédécesseurs du Parti Communiste, du secours rouge devenu secours populaire et de la CGT, pour les républicains espagnols qui fuyaient le Franquisme il y a 80 ans jour pour jour. Invitant à rappeler dans tous nos discours, dans tous nos écrits, que s’il y avait eu une mer à la place des Pyrénées nombre des 475000 réfugiés espagnols de 1939 seraient morts noyés dans l’indifférence de beaucoup, où auraient erré de port en port suppliant qu’un pays généreux accueille leurs frêles embarcations. Heureusement, malgré l’accueil minable et indigne de l’Etat Français, beaucoup ont survécu et ont enrichi la vie sociale, culturelle, économique, politique de notre pays. Ils sont devenus français non par le sang reçu mais par le sang et la sueur versés ! Il n’en sera pas autrement pour les migrants d’aujourd’hui, à condition que nous leur laissions la possibilité de survivre et de poursuivre dans une France qui est celle de Macron mais que nous œuvrons à transformer en celle de Jean Ferrat. »

Nicolas Garcia.

 

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