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Le peuple de gauche ne veut pas se résoudre à la défaite annoncée.

Que Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise et le Parti communiste français, aient réuni samedi 18 mars à Paris plus de 120.000 personnes pour la VIe République de Bastille à République, n’empêche pas des millions de citoyennes et citoyens à aspirer à l’union pour un vrai changement et pour une victoire de ceux qui pourraient changer leur vie. Un peu partout en France ils se réunissent aussi, ils en parlent, ils écrivent sur les blogs, les réseaux sociaux … Comme vendredi 17 mars, place République de Perpignan. Le PCF66 appelle à voter Jean-Luc Mélenchon, ses élus l’ont parrainé, ses militantes et militants distribuent les tracts, collent les affiches… et ils voteront pour Jean-Luc Mélenchon s’il n’y a pas d’accord. Cela n’empêche pas les communistes d’entendre ce qui monte du peuple, des plus malheureux, des privés d’emploi, des salariés, des ouvriers, des jeunes, des retraités … c’est-à-dire la volonté de voir Mélenchon et Hamon se mettre d’accord sur un vrai projet de gauche. Certes, c’est le candidat issu de la primaire socialiste qui a le plus de chemin à faire sur son programme, encore trop empreint du social-libéralisme qui a caractérisé le quinquennat de François Hollande. Pour autant, il y a un gros effort à faire pour ne pas finir 4e et 5e de l’élection présidentielle. Ce qui serait catastrophique et terriblement démobilisateur pour les salariés, les chômeurs, les syndicalistes… Ne faut-il pas, tout en continuant les campagnes électorales respectives, essayer de se parler, de construire, d’envisager l’avenir… C’est tout cela qu’ont voulu dire et que veulent dire les femmes et les hommes qui rêvent d’autre chose que de divisions, qui rêvent de victoires, de transformation sociale, de transition écologique … Celles et ceux qui étaient vendredi soir rassemblés à Perpignan, celles et ceux qui voteront JL Mélenchon comme celles et ceux qui voteront B Hamon.

Nicolas Garcia.