Archives quotidiennes :

A la Bastille samedi, pour une VIe République et une vraie politique de gauche.

Dans toute la France, comme dans les PO, les communistes font le forcing pour réussir le rassemblement de La Bastille (Paris) pour la VIe République, le samedi 18 mars, à l’appel de Jean-Luc Mélenchon et du PCF. Des militantes et militants des PO, dont une candidate PCF/Front de Gauche aux législatives dans la 3e circonscription, prendront le bus à Perpignan destination place de la Bastille à Paris. L’occasion aussi de réclamer une vraie politique de gauche porteuse de transformation sociale et de transition écologique. On peut parier que samedi entre Bastille et République, les militants, électrices, électeurs, élus communistes formeront le gros du cortège.

Nicolas Garcia.

 

La Clause Molière – clause de la honte!

Imposer le français sur les chantiers publics pour compliquer l’emploi de travailleurs détachés ou éviter les accidents. L’idée plus connue sous le nom de clause Molière fait des émules depuis quelques mois en France. La belle affaire, l’excuse, pour aller dans le sens d’un courant de pensée nauséabond qui semble à nouveau répandre sur l’Europe et le monde son odeur putride. Molière qui disait : « Il est généreux de se ranger du côté des affligés! » n’aurait pas accepté que ce « dispositif » honteux et discriminant porte son nom. D’ailleurs, si cette clause avait existé par le passé, combien de vendanges n’auraient pu être faites, combien de barres HLM, de kilomètres de routes et d’autoroutes, ne seraient pas réalisés. Et combien de familles, comme la mienne, ne seraient pas établies aujourd’hui en France et pour certaines n’auraient pas acquis la nationalité française. Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles, les accidents de chantier ou de travail n’étaient pas plus nombreux avant qu’ils ne le seront avec la « clause Molière ». Par contre, les accidents de chantiers sont plus souvent le fait d’un manque de matériel de sécurité et de dispositifs de sécurité défaillants, de cadences infernales, de la fatigue, la pénibilité ou de sous-équipements. De même, si on veut lutter contre la directive Bolkestein ou contre la directive des travailleurs détachés, c’est politiquement à l’échelle de l’Europe et des Etats qu’il faut le faire. Par ailleurs, si les patrons et les autorités régionales veulent que les travailleuses et travailleurs d’origine étrangère parlent français, ils peuvent toujours financer des formations linguistiques durant le temps de travail, voilà qui serait un progrès, voilà qui serait humaniste.

Nicolas Garcia.