Archives quotidiennes :

Notre présence au conseil municipal d’Elne de ce soir mercredi 8 mars, n’a duré que 10 minutes.

Ce soir il y avait conseil municipal à Elne, le vote des orientations budgétaires constituait le point essentiel à l’ordre du jour. Ce débat est généralement préparé par un document objectif, puis propose les orientations de la majorité pour l’année en cours. Or, pour la troisième année consécutive, le maire, alors qu’il prétend fréquemment qu’il ne veut pas polémiquer en évoquant le passé, a construit son document pour présenter les orientations budgétaires sur des mensonges, des interprétations et en prétendant gratuitement que l’équipe précédente a ruiné la ville. Je ne prends qu’un exemple : la communauté de commune reprenant la compétence zone artisanale, la commune doit solder les budgets de la ZAI 6. Le maire annonce 1 million d’€ de déficit sur ce budget en oubliant purement et simplement que la commune a dû donner un terrain d’une valeur de 600.000 € pour construire le nouveau collège et que tous les terrains n’étant pas vendus ou encaissés à ce jour, la recette correspondante se fera plus tard. Ne pouvant supporter les attitudes anti-démocratiques du maire de plus en plus fréquentes, notre groupe a décidé de prononcer une déclaration (voir ci-dessous) puis de quitter le Conseil pour éviter les polémiques stériles.

Déclaration prononcée par Annie Pezin, présidente du groupe communiste, socialiste et citoyen.

« Monsieur le maire vous me permettrez d’intervenir à ce moment au nom de notre groupe, pour vous dire que vous allez passer une soirée tranquille entre vous. En effet, nous ne participerons pas à des débats sur la base de mensonges et informations biaisées, ressassées à n’en plus finir depuis trois ans. Vous avez beau jeu de continuer à mettre sur le dos de l’ancienne municipalité une soi-disant dette, argument éculé qui ne vous sert qu’à justifier des augmentations d’impôts très importantes et des privatisations regrettables et préjudiciables pour la ville et ses habitants.

Il serait sans doute plus difficile et plus gênant pour vous d’expliquer :

  • Votre stratégie incompréhensible sur le lotissement Portes d’Illiberis, qui coûte à la commune pratiquement 2 M d’€.
  • Votre choix d’annuler la vente de l’ancien Champion/Weldom pour la reprogrammer avec 300 000 euros de manque à gagner!
  • Le coût pour la ville de votre « management » rétrograde des salariés, qui génère des mises au placard ou arrêts maladie en cascade de cadres pourtant expérimentés.
  • Ou encore le bradage de biens communaux comme l’ancienne gendarmerie, les terrains du marché de Gros, l’ensemble Champion/Weldom…

Ce que nous attendons, comme une majorité d’illibériens, ce sont vos projets, pas des polémiques à n’en plus finir.

Aujourd’hui, tout le monde peut constater que la moitié des actions que vous conduisez sont la gestion courante d’une municipalité. Quant à l’autre moitié, elle correspond à des dossiers qui étaient déjà engagés lors de votre élection : chantier cathédrale, luminaires de la ville, rond-point de l’ancienne gendarmerie, aménagement du CTM et du boulevard Narcisse Planas… …

Les nouveautés sont rares :

  • La Maison de Projet, coûteuse, à l’avenir douteux, voire inutile.
  • La fête antique, coûteuse (65000€), au détriment de toute politique culturelle et patrimoniale.
  • La vidéosurveillance qui se multiplie, coûteuse, et aux résultats plus qu’incertains.

Par ailleurs, nous ne supportons plus les tracasseries que vous infligez à la population, notamment en matière d’urbanisme, et aux commerçants sédentaires ou non.

Nous ne supportons plus votre attitude à l’égard du personnel municipal (même le DGS que vous avez choisi en écartant le précédent ne l’a pas supporté, (deux DGS en arrêt maladie en deux ans et demi, c’est un record).

Enfin, nous ne supportons plus votre attitude méprisante, voire agressive, à l’égard des élus que nous sommes. Les exemples continuent à se multiplier : oublis d’invitations (expo récente à la Maternité, repas des aînés, visite du sous-préfet…), refus de participation à des réunions ou visites de chantier, refus de formation, refus de permanence à la mairie, etc.

Pour toutes ces raisons, nous allons vous laisser débattre entre vous, ce qui évitera à chacune et à chacun une soirée de polémiques interminables et inutiles. Les illibériennes et illibériens seront seuls juges au final. »

8 mars, les communistes marquent la journée internationale de la femme.

Toute la journée de ce mercredi 8 mars, les femmes, leurs droits, leurs actions, les discriminations et inégalités qu’elles vivent au quotidien, y compris dans les sociétés qui se croient les plus avancées en la matière, ont été mis à l’honneur. « L’Humanité » consacre sa Une du jour au sujet. Les militantes et militants du PCF66, dès 15 heures, ont investi le quai Vauban de Perpignan pour distribuer aux femmes passantes des fleurs et des tracts comportant les propositions du PCF et des ses candidates et candidats aux législatives, pour l’égalité femmes – hommes. Comme il y a du boulot en la matière, on peut dire que l’initiative a été bien accueillie. Vers 17 h 30, nous nous sommes tous rendus place Arago pour un rassemblement organisé par le collectif droits des femmes.
Nicolas Garcia.

 

Mardi 7 mars : le mouvement social gagne Perpignan.

Les personnels de santé, public et privé, ceux du médico-social, des agents du Conseil départemental des PO… étaient mobilisés hier en centre-ville autour de la CGT, FO, Sud-Solidaire, avec le soutien de partis politiques, tel le PCF (présence de dirigeants, d’élus et de candidats aux législatives comme Françoise Fiter, Claude Cid, Nicolas Garcia…). Une centaine d’agents EDF – GDF (Enedis), se retrouvaient aussi route de Prades pour une action forte (blocage de l’entrée de leur boîte) visant à dénoncer la politique désastreuse de leur patron : suppression de postes à grande échelle et de structures de proximité permettant plus de sécurité pour l’usager et un meilleur service. Les manifestantes et manifestants issus de la santé, des aides à domicile, des agents de maisons de retraite, ont été reçus respectivement à l’ARS le matin, au Conseil départemental et à la préfecture l’après-midi. Le manque d’emploi, la souffrance au travail, les bas salaires … autant de sujets qui motivent les grévistes et manifestants qui l’exprimaient aussi en scandant « A l’hôpital il y a du travail, à l’extérieur il y a des chômeurs. »

Nicola Garcia.