Archives mensuelles : mars 2017

Quand la mairie d’Elne s’acharne contre les plus pauvres!

Deux d’entre eux s’appellent comme les apôtres mais n’ont pourtant obtenu aucune compassion de la part de ceux qui invoquent, dès que l’occasion leur est donnée, sainte Eulalie et sainte Julie, les deux « patronnes » de la commune d’Elne. Ils se prénomment donc Simon, Pierre, Sébastien et Fazil. Pères de famille ou célibataires, ils ont en 2016 décidé d’occuper temporairement l’ancienne  gendarmerie d’Elne, vide de tout occupant et mise en vente, encore propriété de la ville d’Elne. Ils ont refusé d’en faire un squat, ils voulaient simplement en quelques jours attirer l’attention sur leurs situations respectives à l’égard du logement social dont le département manque cruellement. Leur action était pacifique, ils n’ont rien cassé, rien volé. Le préfet des PO a été sensible à cette action et a bien réagi, rapidement une solution a été trouvée. D’ailleurs, deux d’entre eux se sont vu attribuer un logement social à Alénya, qu’ils « étrenneront » en juin prochain. L’occupation n’a duré que quelques jours, la mairie d’Elne a été en dessous de tout. C’est justement son attitude qui a troublé l’ordre public et qui pouvait provoquer des blessures et des problèmes d’hygiène et de santé, en soudant les portails, en murant des portes, en coupant l’eau pourtant laissée ouverte avant l’occupation. Elle a par ailleurs profité d’un moment où les occupants « illicites » se sont absentés, pour saisir leurs affaires, les mettre sous séquestre et murer l’ensemble des accès au bâtiment. La haine et l’acharnement, ne se sont pas arrêtés là, la commune et son maire ont traduit ces pauvres mais dignes gens devant le tribunal et ils viennent d’être solidairement condamnés à une amende de près de 5.000€ comme l’indique le document ci-dessous. Voilà comment sont désormais traités ceux qui à Elne ont besoin de soutien, les plus fragiles, comme des voyous…

Nicolas Garcia.

Voici la photo de la condamnation de près de 5000€ exigé par la mairie d’Elne aux « occupants » de l’ex gendarmerie. En plus ils sont condamnés solidairement ce qui signifie que ceux qui sont solvables paieront pour tous

En campagne pour la présidentielle, les communistes affichent pour Jean-Luc Mélenchon.

Distribution de tracts sur le marché comme ici sur la photo à Bages, collage d’affiches… semaines après semaines, les militantes et militants communistes sont sur le terrain pour Mélenchon à la présidentielle et pour ma candidature et celle de Sophie Menahem comme suppléante aux législatives des 11 et 18 juin. Sans ambiguïté donc, après que leurs élus ont parrainé Jean-Luc Mélenchon, les communistes mènent campagne pour lui. Pour autant cela ne les empêche pas d’être pour une candidature avec un projet  commun à toute la gauche de gauche. Attention toutefois, les choses évoluant comme elles évoluent, c’est autour de Jean-Luc Mélenchon que le rassemblement et le projet communs doivent se construire. Benoît Hamon doit donc accepter de jouer un grand rôle dans la victoire de la gauche, mais pas le premier.

Nicolas Garcia.

Départ du local d’Elne pour un grand affichage pour Mélenchon la présidentielle.

Mardi 28 et mercredi 29 mars Elne, le Département, la Maternité d’Elna et Elisabeth Eidenbenz honorés à Barcelone.

Notre bonne ville d’Elna vient de donner son nom à un film qui va être diffusé sur les télés du monde entier, il y a de quoi être fiers pour les Illibériens et pour l’ensemble des habitants du département. Nous le devons bien sûr à Elisabeth Eidenbenz et à son œuvre à la Maternité d’Elne entre 1939 et 1944, à Guy Ekstein qui l’a retrouvée, à François Charpentier et à sa famille qui ont acheté, réhabilité puis accepté de vendre leur château à la collectivité, aux équipes municipales qui se sont succédé à mes côtés et qui ne se sont pas dégonflées malgré la pression, les opposants, les élections et ont acheté, puis investi dans « le château » pour lui permettre d’accueillir le public et surtout le jeune public, et enfin d’obtenir son classement en monument historique. C’est tout cela qui était présent mardi 28 mars et mercredi 29 à Barcelone pour la présentation du film « La Llum d’Elna » que Miriam Porté (productrice) et Silvia Quer (réalisatrice) ont décidé et accepté de faire, et pour moi c’est une réussite. Cela a permis désormais que la rue séparant le fameux Nou Camp de la belle Maternitat de Les Cors de Barcelone, s’appelle Carrer Elisabeth Eidenbenz. J’ai eu l’honneur de l’inaugurer et d’y prendre la parole aux côtés du premier adjoint de Barcelone Gerard Pissarello (Ada Colau étant prête à accoucher), de Serge Barba, de Noémie Schmidt (Elisabeth dans le film) et de plein de personnalités.
Oui, hier 28 mars à Barcelona, en direct sur TV3, dans la rue Eidenbenz, à la projection au cinéma Aribau de Barcelona devant 1200 personnes dont les élus de Barcelone et la vice-présidente de la Generalitat Neus Monté, comme aujourd’hui 29 mars à 1715 en direct de TV3 dans l’émission « Divendres » (table ronde avec Silvia Quer la réalisatrice, Serge Barba et Assumpta Montella), c’est d’Elisabeth Eidenbenz et de la Maternité d’Elna qu’il a été et qu’il sera question. Toutes les personnes qui tergiversent, font la fine bouche, pour telle ou telle raison, sont vraiment hors sujet. Ce film va contribuer à relancer nos monuments historiques, notre ville et notre Maternité en perte de vitesse quand au nombre de visiteurs. Encore un cadeau que nous devons à Elisabeth Eidenbenz et aussi à Miriam Porté, à Silvia Quer et à Noémie Schmidt qui fait une belle et convaincante Elisabeth dans le film. Bientôt diffusé à Elne ?

Nicolas Garcia.

Mardi 28 mars et mercredi 29 mars : Barcelone rend hommage à la Maternité d’Elna et à Elisabeth Eidenbenz.

Tout tourne autour de la sortie cette semaine du film sur la Maternité d’Elna et sur la figure d’Elisabeth Eidenbenz. Ce film est une aubaine pour Elna et pour l’histoire de la Maternité. Il fait la preuve et donne raison a toutes celles et ceux qui se sont accrochés pour acheter le lieu et en populariser la belle histoire qui s’y est déroulée, donnant définitivement  tort à ceux qui ont combattu le projet.
Barcelona honore Elisabeth, la Maternité, Elne et je suis fier de participer à l’hommage, comme modestement j’ai participé au film. Donc je serai demain 28 mars et mercredi 29 mars dans la capitale catalane, invité par la maison de production Distinto films et sa représentante Miriam Porté, aux côtés de la réalisatrice et des actrices du film, notamment Noémie Schimdt qui fait une remarquable Elisabeth Eidenbenz. Dès 11 h 15, je participe en direct à une matinale de TV3 « Els Matins » puis  à 12 h 30 à une conférence de presse dans les locaux de TV3, vers 19 h 30, inauguration d’une rue Elisabeth Eidenbenz par la mairie de Barcelone, enfin à 21 h 30, projection du film en salle. Le lendemain 29 mars, à 17 h 15, retour à TV3 pour une émission « Divendres » où une table ronde sur le thème d’Elisabeth Eidenbenz et sur la Maternité d’Elna est organisée. Enfin vendredi 31 mars à 22 heures, TV3 diffuse le film pour le grand public.
Miriam Porté de la maison de production « Distinto Films », la réalisatrice Sylvia Quer, sont deux femmes passionnées. Elles racontent des histoires de femmes, celle humaniste, altruiste et pacifiste d’Elisabeth Eidenbenz, celle des femmes combattantes de la république comme Victoria ou non combattantes comme la plupart qui accouchèrent à la Maternité d’Elne entre 1939 et 1944. Les actrices : Noémie Schmidt, une Suisse qui joue le rôle d’Elisabeth Eidenbenz; la Catalane Nausicaa Bonnin incarne un personnage de fiction inspiré par la vie de Neus Catala ; Natalia de Molina qui a obtenu le Goya de la meilleure actrice espagnole en 2016, joue le rôle de Carmen Garcia (maman qui avait accouché à la maternité puis devint infirmière aux côtés d’Elisabeth).
Le tournage s’est déroulé près de Girona à Calonje, dans les jardins d’une maison de maître sensée ressembler à la Maternité d’Elna, plus pratique pour la production de travailler en Catalogne sud. Miriam Porté m’a invité en plein tournage et j’ai pu rencontrer la réalisatrice, les scénaristes, participer et intervenir dans une conférence presse. J’ai pu parler à des actrices, curieuses de savoir comment se comportait Elisabeth Eidenbenz, comment elle était dans la vie, puisque durant les 9 dernières années de sa vie, j’ai eu la chance de la rencontrer régulièrement et de passer beaucoup de temps avec elle, de 2002 jusqu’en 2011 date de son décès. Je pense que ce film de télévision, diffusé sur TV3 vendredi 31 mars à 22 heures, va «conquérir » beaucoup de télévisions européennes et mondiales en peu de temps.
Nicolas Garcia
Natalia De Molina, Sylvia Quer, Nicolas Garcia, Noémie Schmidt, Nausicaa Bonnin, sur le tournage du film maternité d’Elna.

« Un candidat plutôt que deux », cela reste d’actualité pour les gens de gauche mais avec des évolutions…

Samedi 25 mars, place de la République, a eu lieu un rassemblement appelé « 1 mais pas 3 » qui vise à ce que la vraie gauche ait un candidat commun à la présidentielle.
Dans les PO, deux rassemblements de ce type ont été organisés les vendredi soir, place République de Perpignan. Sur les marchés, comme en ce dimanche matin à Collioure, devant les entreprises, sur les réseaux sociaux, c’est évident : une majorité d’électrices et électeurs de gauche, une majorité de la population qui souffre, (jeunes privés de tout, retraités qui n’y arrivent pas, chômeurs, artistes…) ne peuvent, ni ne veulent, se résigner à une victoire annoncée et disons-le probable d’un candidat de droite ou pire d’extrême-droite. Alors oui, il faut un seul candidat avec un vrai programme de gauche. Attention toutefois, des choses sont en train de changer : les tergiversations de Benoît Hamon avec « les droitiers » de son parti, la sensible « droitisation » de son programme (déjà pas révolutionnaire tout en étant beaucoup plus à gauche qu’Hollande et Valls) font perdre au candidat PS nombre d’intentions de vote, sans enrayer le départ progressif vers Macron ou le mutisme de nombreux cadres du PS. Sincèrement, je pense que Jean-Luc Mélenchon est aujourd’hui mieux placé pour incarner, aux yeux des Françaises et des Français bien à gauche, ce rassemblement nécessaire, indispensable et très souhaité, appelé « 1 mais pas 3 » ou comme dans les PO « 1 mais pas 2 ». Tout semble le confirmer, les récentes enquêtes d’opinion, le débat sur TF1, le rassemblement de 130000 personnes entre Bastille et République et encore ce dimanche le meeting de Rennes (10000 participants)… Néanmoins, cette situation, que j’estime nouvelle, confère à Jean-Luc Mélenchon, mais également à nous tous, un rôle nouveau, une démarche novatrice à rendre forcément publique. Nous avons le devoir de nous adresser clairement à Benoît Hamon, Yannick Jadot et à l’ensemble des autres candidates et candidats de gauche qui rejettent l’austérité, l’Europe libérale, le capitalisme sous toutes ses formes. Faisons leur des propositions qu’ils ne pourront pas refuser et dont leurs électrices et électeurs ne comprendraient pas qu’ils puissent les refuser. Ni compromis idéologique, ni combines politiciennes d’arrière-cuisine, il s’agit de gagner la présidentielle et dans la foulée (en utilisant « les outils » suggérés par Mélenchon et Hamon, eux-mêmes) de mettre immédiatement le peuple à contribution pour affiner, élaborer, appliquer, contrôler le projet de société. Nous ne partirons pas de rien, les deux candidats portent aujourd’hui au moins 53 propositions quasi identiques et sur les points où il n’y a pas accord, le collectif citoyen pourrait « trancher ». Certes, il y aurait un « flottement » durant quelques temps dans le pays, mais l’enjeu n’en vaut-il pas la chandelle?
Il n’y a aucun risque, nous aurions des élus en place, des citoyens vigilants des communes, départements, régions en place, aucun risque donc, sauf à terme celui de transformer socialement et « environnementalement » la société. Alors, « 1 plutôt que 2 »? Ou on regarde passer les trains?
Nicolas Garcia.
Rassemblement vendredi 10 mars 2017 Place République Perpignan « Un candidat mais pas deux. Mélenchon – Hamon unissez-vous! ». Et c’est ma suppléante aux législatives : Sophie Ménahem qui est au micro.