Archives mensuelles : février 2017

Dimanche 26 février au Mil.lenari de Toulouges, Kevin Perez nous a émus!

Dans cette belle salle faite pour le spectacle et mise gracieusement et gentiment à disposition par la commune de Toulouges, le jeune artiste Kevin Perez a ému le public avec son spectacle Federico(s), présenté à l’initiative du PCF66 et du Travailleur Catalan. C’est l’histoire de trois Federico(s), l’un né en 1921, l’autre en 1951, le dernier en 1981, chacun fils de l’autre, chacun ayant 30 ans d’écart avec l’autre, chacun ayant vécu la guerre d’Espagne au travers de l’autre.

Ce n’est pas l’histoire scientifiquement étudiée par les historiens, ce n’est pas l’histoire finement analysée du côté anarchiste ou communiste. Non c’est l’histoire telle que nos pères ou grand-pères nous l’ont transmise, quand ils ont bien voulu le faire, ce qui n’a pas toujours été le cas (par exemple dans la famille de l’acteur). C’est l’histoire vécue et transmise par des dizaines de milliers de familles aux familles, hors des commissaires politiques, des états-majors, des penseurs… C’est l’histoire simple qui dit : il y avait les agresseurs et les agressés, il y avait ceux du progrès, des avancées sociales et sociétales singulièrement pour les femmes, les pourfendeurs de la morale « opusdeiste ». Puis il y avait les forces fascistes défenseuses et défendues par les « terratenientes » et le clergé. C’est l’histoire d’une assiette brisée en deux comme l’Espagne, d’une guerre civile provoquée par un coup d’Etat des fascistes dont le généralissime deviendra Franco après l’opportune disparition de ses deux comparses les généraux Mola et Sanjurjo. C’est l’histoire d’une défaite provoquée notamment par les divisions et l’abandon de la jeune république sociale espagnole par la France et l’Angleterre, quand Hitler et Mussolini soutenaient le tyran Franco. C’est l’histoire de la Retirada de près de 500.000 rojos, c’est l’histoire racontée, et comment! par un petit fils de combattant, d’exilé… à qui on ne l’a pas raconté et qui a voulu savoir, pour la raconter à son tour.

Une belle soirée pour toutes et tous

Nicolas Garcia.

 

Les affaires Fillon et Le Pen ne doivent pas jeter l’opprobe sur l’ensemble des élus!

Hier, samedi 25 février, le quotidien l’Indépendant publiait une déclaration de l’association départementale des élus communistes et républicains (ADECR), dont voici un extrait :

« Cette affaire vient alimenter la crise de confiance légitime de l’opinion et la litanie du « tous pourris ». Attention cependant aux dangers que la dénonciation tous azimuts fait courir à la démocratie. Ce nouvel épisode ne doit pas jeter le discrédit sur la grande majorité des élus qui consacrent leur temps à servir l’intérêt général. La démocratie française est riche d’un grand nombre d’élus engagés, de tous bords, militants de l’action publique, indemnisés ou pas, qui la font vivre au quotidien. Les élus communistes, adeptes du principe du reversement de tout ou partie de leurs indemnités à leur parti, apportent de ce point de vue, la meilleure démonstration de leur désintéressement. »

Il va de soi que je partage la déclaration de l’association, respectivement présidée et animée par mes amis et camarades Jean André Magdalou, maire d’Alénya et Marc Séverac, maire adjoint d’Argelès-sur-Mer. Toutefois je voudrais par un exemple personnel (vous m’en excuserez j’espère) étayer le contenu de cette déclaration. Je veux écrire d’abord que mon exemple n’est pas unique en France et dans les PO, je peux même dire que c’est la règle (et non l’obligation finalement) parmi les élus communistes de notre pays et que globalement ce principe est bien suivi. D’abord pour dire que comme 3ème vice-président du Conseil départemental des PO, je perçois une indemnité d’élu nette de 1965€ sans autre avantage, ni secrétaire, ni chauffeur attitrés, ni autre… nos frais de missions sont couverts sur la base de production de justificatifs. A l’exception des assedics, l’élu (comme tout salarié) et le Département (comme tout employeur) cotisent aux autres caisses sociales (maladie, vieillesse, accident…). Dans le cas où un élu est salarié, ce qui est mon cas, la cotisation est double car je cotise aussi comme mon employeur aux mêmes caisses, aux mêmes assurances. Il va de soi, et c’est naturel, qu’en cas de maladie ou d’accident, l’indemnité journalière n’est pas doublée. Il faut même préciser que si, bien sûr, on peut cumuler son salaire ou sa retraite avec son indemnité d’élu, on ne peut cumuler une allocation chômage et une indemnité journalière maladie ou accident avec son indemnité d’élu départemental ou régional. Par ailleurs dans mon cas (et je répète que c’est aussi le cas de très nombreux autres élus du PCF) je reverse la quasi totalité de mon indemnité d’élu (soit entre 1550 et 1600€). Ô! les élus communistes n’en tirent aucune gloire, c’est leur engagement, mais il faut que ce soit dit et parfois redit, pour aider à redonner à nos concitoyennes et concitoyens goût et envie de politique. En rappelant que sur les 500.000 élus en France, 80% n’ont aucune indemnité d’élu, 99% et plus exercent leur mandat honnêtement et à beaucoup d’entre eux cela coûte du temps, de l’argent, de la vie conjugale et familiale.

Nicolas Garcia.

Législatives des 11 et 18 juin 2017 : dans la 3ème circonscription des PO, le PCF fait confiance à une jeune candidate de 20 ans.

Léa Tytéca a 20 ans, elle étudie la philosophie, vit à Estoher, en plein cœur de la circonscription où le PCF la présente comme titulaire aux législatives. Par ailleurs elle est membre de la direction nationale de l’Union des étudiants communistes.

Elle aura comme suppléant, on peut même dire comme binôme tant l’homme est engagé dans la campagne, Pierre Serra, un enseignant très impliqué dans cette circonscription. Un habitant de Vernet-les-Bains, membre de la commission nationale du PCF qui réfléchit aux sciences et à l’environnement. Pierre a 41 ans, c’est un battant altruiste. Face à ces deux candidats-là, qui représentent le renouveau en politique, le FN, la droite et le PS n’ont pas partie gagnée.

Nicolas Garcia.

Assemblée générale des amis d’Illibéris : le 75ème anniversaire en ligne de mire.

L’association emblématique illibérienne tenait, en ce samedi 25 février après-midi, son assemblée générale. Avant une conférence sur les liqueurs catalanes, remplaçant au pied levé celle prévue de Ramon Gual, l’association a pu montrer sa capacité à se renouveler avec un nouveau conseil d’administration et aussi la création d’un conseil scientifique. Plutôt bon signe à l’aube du 75ème anniversaire de cette association qui fait tant pour l’histoire d’Elne, son patrimoine, ses spécificités… Côté finances, présentées par la nouvelle trésorière Annie Pezin, la situation risque de se durcir. En effet l’archéologue illibérienne, qui fut adjointe au maire chargée de la culture dans la précédente municipalité, après avoir souligné ma présence comme vice-président du Conseil départemental, a démontré que la reprise en main par la municipalité qui a décidé de se réapproprier la boutique du cloître (ce qu’aucune autre avant elle n’avait voulu faire), prive l’association d’une recette annuelle de 4000€. Malgré tout, les amis d’Illibéris ont le potentiel, les adhérents et les dirigeants pour rebondir. Ils ont aussi les infrastructures pour cela et notamment la belle salle Roger-Grau, située à l’étage de l’ancien évêché en pleine Ville Haute, mise à disposition exclusive par la municipalité que je dirigeais . A cette époque, la regrettée Odette Traby avait un pied à la mairie et un pied aux amis d’Illibéris. On peut dire que cet après-midi son ombre planait sur cette assemblée générale.

Nicolas Garcia.